Test Brink

Le par Nathalie M.  |  0 commentaire(s)
Test Brink

Splash Damage est un développeur qui aime le genre du FPS et le prouve encore une fois avec ce nouveau titre survolté. Après Wolfenstein et Ennemy territory Quake Wars, le studio offre un second titre dans le même esprit que ses deux dernières créations. L'expérience se veut essentiellement multijoueurs mais les plus solitaires pourront également y traîner leurs guêtres.

Premiers pas

Certains développeurs n'hésitent pas à dépoussiérer le genre du FPS, qui se perd parfois dans des titres répétitifs, commerciaux ou sans véritable raison d'être. Splash Damage n'est pas à son premier coup d'essai, leurs titres ont déjà été cités dans l'introduction, sur votre gauche. Depuis son annonce, Brink nous envoie du lourd et se présente comme le FPS de l'année, tel qu'aimerait sans doute le voir son éditeur Bethesda Softworks. Brink a lancé plein de promesses et il nous tardait de connaître la réalité des faits. Les mots ne sont rien si les actions ne suivent pas, Brink avait donc encore tout à prouver. Première information utile, le nouveau titre de Splash Damage est un titre à vocation multijoueurs. S'il offre la possibilité de jouer en solo, il ne s'apprécie réellement qu'entre amis. Prévoyez donc de vous trouver quelques créneaux en commun avec vos fidèles compagnons de jeu pour découvrir l'ensemble du soft. Dans un premier temps, vous risquez de grogner après un nombre de cartes limité. Vous savez à quel point le DLC est à la mode à notre époque...

Brink (13) Brink (12)

Brink a la bonne idée de ne pas proposer un scénario, comme il est courant d'en voir dans les jeux du genre, avec un fil plus ou moins suivi, quelques rebondissements et un dénouement plus ou moins heureux. Ici plutôt, on vous place dans un contexte. Vous vous retrouvez sur l'Ark, un grand complexe flottant abritant la civilisation. L'espèce humaine subit les aléas climatiques et tous tentent de trouver refuge sur cette arche de Noé. Mais la vie n'y est pas sereine, l'Ark vieillit et son contexte politique n'est pas des plus stables. L'autorité de l'Ark souhaite faire régner l'ordre alors que des militants se révoltent pour plus de cohésion sociale. Deux factions distinctes sont donc présentes et le titre vous placera devant un choix : sauver l'Ark ou fuir l'Ark. Dans les deux cas, vos missions vous mèneront à combattre aussi bien auprès des autorités que de la rébellion.

Brink (5) Brink (4)

Avant d'aller plus en avant dans la description même du contenu du jeu, il est utile de dire quelques mots sur les graphismes de ce Brink. C'est sans doute le point qui déçoit le plus. Le titre se montre clairement en deçà des attentes du moment. Le flou n'ayant jamais été le meilleur ami des FPS, certaines situations se révèlent délicates à envisager. Les décors, les textures semblent sortir d'un autre temps, l'affichage peine à se montrer à la hauteur. C'est dommage, puisque les personnages disposent eux d'un style très original. Un peu "gueule-cassée", toujours patibulaire, Brink affiche un certain charme du côté de ses protagonistes. Pour un jeu dont on a beaucoup vanté les mérites, le résultat est bien amer à digérer.



La persévérance amène au plaisir

Brink est un jeu qui privilégie le travail d'équipe, donc le multijoueurs. Si vous êtes seul dans votre canapé, le titre vous offrira assez de contenu, mais le plaisir est moins garanti. Dans un premier temps, le titre ne vous offre qu'une succession de missions, indépendantes les unes des autres. Pas besoin d'en débloquer l'une pour jouer à l'autre, tout est disponible d'entrée de jeu. Vous serez même amenés à jouer dans les deux camps si vous souhaitez user de tout le contenu du titre.
L'autre point noir de cette partie solo, est l'IA de vos compagnons de jeu. Vous ne verrez dans Brink aucune mission où on vous demandera de partir seul, toutes se basant au contraire sur une équipe qui doit travailler ensemble pour arriver à l'objectif demandé. Cette IA se révèle parfois déroutante, pas toujours très efficace non plus dans les placements ni dans l'élimination d'ennemis. Vos compagnons ont tendance à se retrouver sous le feu de votre arme et, heureusement pour vous, ils résisteront à vos balles. On ne peut donc pas dire que vos équipiers et vous formiez une équipe de tueurs dans le sens où vos premiers pas dans ce Brink seront relativement laborieux. Car si l'humain ne vous aide pas, la technique non plus. Vos premières armes sont dignes des fêtes foraines. Impossible de réaliser sur vos ennemis d'excellents tirs puisqu'ils semblent increvables devant vos balles à blanc. Dur d'avancer dans ces conditions avec sérénité et de ne pas arrêter le jeu par mauvaise humeur.

Brink (18) Brink (17)

Mais ce passage à vide n'est réellement qu'éphémère puisque, nous l'avons déjà dit, Brink doit être maîtrisé avant d'être complètement apprécié. Vos armes recevront de nombreuses améliorations grâce à l'expérience acquise en cours de mission. Vous deviendrez donc à votre tour plus efficace, plus résistant aussi face au feu ennemi. Echanger vos points contre de l'équipement vous aidera à mieux envisager le titre. S'il est un conseil que nous pourrions vous donner, c'est de persévérer sur le titre, de le laisser se découvrir à vous. Au premier abord Brink se montre terriblement mal pensé, mais bien au contraire, ses mécanismes tardent tout simplement à se mettre en place. La pratique et la curiosité vous pousseront à découvrir l'intérêt des objectifs secondaires, que les plus pressés auraient sans doute tendance à passer. S'ils sont présents, ce n'est sans doute pas pour rien, à vous d'en faire l'expérience.

Brink (14) Brink (15)

De même qu'il vous faudra comprendre l'intérêt du changement de classe en cours de partie pour mener à bien vos objectifs et en sortir vainqueur. Brink propose quatre classes différentes : le médecin (le soigneur, très demandé dans les premières parties), le soldat (porteur de munitions), l'ingénieur (dont les explosifs n'ont aucun secret pour lui) et l'espion (qui se faufile en terrain ennemi judicieusement déguisé). Au tout début de la partie, vous choisissez une classe, souvent en fonction du descriptif de la mission. Le contexte pourra être amené à changer, et le titre vous imposera de changer alors de classe. Libre à vous de vous entêter à jouer Soldat alors que le moment requiert un Médecin. Votre chance de réussite sera alors nulle mais si vous êtes chanceux, vous pouvez y croire. L'intelligence devrait vous aider à comprendre qu'il est nécessaire de s'adapter et vous utiliserez alors avec dextérité les consoles dédiées à ce point du jeu.



Système SMART

Vous serez certainement un peu déçus par le nombre de cartes disponibles pour toutes les missions à réaliser. Huit environnements vous attendent, c'est peu. Mais ces missions vous amèneront justement à les visiter dans les moindres recoins, ce qui vous permettra de les connaître comme votre poche quand vous accéderez aux parties multijoueurs. Prenez donc ces visites comme une introduction, comme une mise en bouche avant de passer aux parties en ligne ou entre amis.

Brink (11) Brink (10)

Terminons sur un point important du titre, sa jouabilité. Splash Damage nous a présenté son système de jeu, le système SMART. Ce dernier a pour objectif de vous faire bouger le plus souvent possible. Ne comptez pas éliminer vos adversaires en restant à couvert, attendant que votre ennemi fasse le premier faux pas. Il n'est pas du tout question de cela dans Brink, bien au contraire. Vous devrez toujours être en mouvement, sauter, vous accrocher aux corniches, glisser dans des espaces réduits, etc... A la Mirror's Edge en quelque sorte. Là encore, il vous faudra apprendre à maîtriser le concept et bien choisir votre personnage. Car un lourdaud se déplacera avec nettement moins d'agilité qu'un personnage de taille moyenne par exemple. Vous aurez alors une impression de légèreté, et cette façon d'être toujours en mouvement apportera beaucoup de dynamisme au gameplay. De la haute-voltige dans un FPS, le concept est original mais plaisant. Surtout, il apporte une vraie nouveauté au genre.



Galerie d'images

Brink (9) Brink (8)

Brink (7) Brink (6)

Brink (3) Brink (2)

Brink (1) Brink



Conclusion

BrinkPrésenté comme le jeu qui devait bouleverser le genre du FPS, Brink a posé sur ses épaules une très forte pression. Les joueurs l'attendent donc pour ses qualités, sans cesse mises en valeur par son studio de développement et les différentes vidéos dévoilées à son sujet. La barre est donc placée haute, un peu trop sans doute, car Brink n'est pas tout à fait le jeu que l'on espérait. La faute a des graphismes laborieux dans un premier temps, puis aussi à un mode solo rapidement mené.

Malgré tout, Brink se veut original et apporte une autre alternative au FPS. Son fameux système de déplacement, s'il mérite encore d'être creusé pour apporter toute la fluidité que l'on aimerait, apporte un réel dynamisme à l'action. Les parties multijoueurs promettent d'être particulièrement pêchues, en espérant que le titre ne souffre pas d'un lag trop important en cas de trop grande présence de joueurs. Brink apporte une autre façon d'envisager le FPS et ceux qui ont envie d'un peu de nouveautés seront satisfaits. En gardant bien à l'esprit cependant que tout n'est pas parfait, mais que le titre dispose de très bonnes idées qu'il met en application. Pour les puristes des Call of Duty, pas sûre que vous appréciez le genre.



+ Les plus
  • Un vrai jeu d'équipe et de coopération
  • La nouveauté du système SMART
  • Création et personnalisation du personnage
- Les moins
  • Un mode solo en demi-teinte
  • Huit cartes
  • Quelques imperfections
  • La qualité des graphismes

Notes

  • Graphisme Brink est une déception visuellement parlant. En démarrant sur une belle cinématique, présentant des personnages très typés, grande gueule patibulaire, Brink laissait croire qu'il allait se démarquer sur ce point. Malheureusement, les premières missions afficheront des décors d'un autre temps. L'affichage est bourré d'aliasing, le titre cumule les effets de flous, certaines situations perdant en visibilité. C'est dommage pour un jeu dont on attendait plus à ce niveau.
    6/10
  • Bande son Les musiques du jeu contribuent à dynamiser l'action, les bruitages sont eux aussi de la partie et assurent leur part du travail. Le bilan sonore est bon sauf peut-être ce doublage en version française qui ne se révèle pas toujours crédible. Mais dans un FPS très bourrin, on ne s'attendait pas à plus.
    7/10
  • Jouabilité Brink apporte un peu d'originalité au genre du FPS en ajoutant à son titre un système appelé Smart. Le titre vous propose de multiplier les mouvements et les acrobaties, à la façon de Mirror's Edge, tout en tirant sur vos ennemis. Le titre vous impose même d'être toujours mobile, sinon vous serez une proie facile pour l'adversaire. La prise en main de Brink ne se fera pas en une seule mission. Brink se maîtrise avant de se laisser apprécier.
    6/10
  • Durée de vie Brink ne brille pas par sa durée de vie en solo, mais puisqu'il est essentiellement multijoueurs, c'est parmi les parties en ligne avec les amis que vous passerez le plus clair de votre temps. Seul bémol, le nombre de carte est pour le moment assez limité et les DLC payants ne devraient donc pas manquer d'arriver dans le futur.
    6/10
  • Scénario Brink ne propose pas dans le mode solo un scénario en particulier, vous ne suivrez pas une histoire pas à pas. Brink vous place dans un contexte futuriste, dans lequel vous aurez choisi votre camp. Une alternative sympathique au scénario insipide de nombreux FPS.
    7/10
  • Note générale Brink n'est sans doute pas LE jeu que son éditeur n'a eu de cesse de présenter ces derniers mois avec beaucoup d'enthousiasme. Le résultat final pêche sur quelques points, la prise en main ou encore les graphismes notamment, mais dans l'ensemble, le titre se montre sympathique. C'est en multijoueurs qu'il s'apprécie le mieux, l'objectif du titre étant de parfaire votre esprit d'équipe. Brink n'est pas parfait, mais il se révèle original. Le jeu dispose de belles idées, mais subit des défauts d'ordre technique. Le bilan est mitigé, mais son originalité fait basculer la balance vers une impression plus positive.
    7/10
  • Partager ce contenu :
Dans le même style
Vos commentaires
icone Suivre les commentaires
Poster un commentaire