Test Dynasty Warriors 6

Le par Alain L.  |  0 commentaire(s)
dynasty warriors 6

Principalement connue sur consoles de salon, la série Dynasty Warriors a fait ses dents sous le règne incontestable de la Playstation 2 avant de s’attaquer aux consoles next-gen. Cette offensive ne s’est malheureusement achevée sur une bonne impression. C’était sans compter sur la volonté de fer de KOEI qui voulut malgré tout s’attaquer aux PC, un tout autre support…

Même joueur joue encore

Les PCistes n’ont, à vrai dire, connu la série que tardivement par l’intermédiaire d’un Dynasty Warriors 4 : Hyper on ne peut plus médiocre. Trois ans après, KOEI a-t-il su s’améliorer et retenir ses leçons ? Malheureusement, la réponse est non car le jeu s’avère être un portage pur et dur, il s’adapte très péniblement aux spécificités des PC et c’est bien dommage.

Pour rappel, Dynasty Warrior 6 s’intéresse de près comme de loin à la Chine médiévale et plus précisément à la période des Trois Royaumes qui s’étale de 220 à 265 ans après JC. Une période relativement courte marquée cependant par des incessants combats entre trois grands royaumes. Le joueur se voit offert l’opportunité de revivre ces épiques batailles dans la peau d’une quarantaine de personnages historiques.

Cependant sur cette quarantaine, seul vingt personnages bénéficient d’une campagne bien à eux. Les vingt et un héros restant seront uniquement jouable via le mode Libre qui comme son nom l’indique permet un choix plus ouvert. Difficile de suivre correctement le scénario quand l’ensemble nous propose un tel casting. C’est le mode Musou qui occupera une bonne partie de notre temps.

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Il s’agit en effet d’une sorte de mode histoire nous permettant de suivre le quotidien de notre personnage préféré. Afin de débloquer l’ensemble des personnages, nous devrons faire transpirer nos muscles saillants et déchainer notre colère sur un nombre impressionnant d’ennemis. Malgré les apparences, le jeu gagne en technicité et en difficulté. La dimension stratégique passe au premier plan et se montre cruciale.

Il n’est plus question de frapper à tout bout de champ mais d’accomplir impérativement des objectifs sous peine de connaitre la défaite qui nous restera souvent en travers de la gorge. Le jeu exploite abusivement la superficie des champs de bataille, nous serons souvent amenés à effectuer des allers-retours pour des raisons peu engageantes et parfois incompréhensibles.

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Une IA passive

Sauver un allié d’une mort certaine ou tuer un général ennemi en sont de rapides exemples. On ne fait certainement pas dans la finesse et la négociation. Dynasty Warriors 6 se place sous le signe de la simplification qui ne plaira certainement pas aux fans de la série. En effet, les enchainements spéciaux ont été tout bonnement supprimés, un véritable sacrilège.

Pour compenser cela, le joueur pourra compter sur un nouveau mécanisme nommé Renbu. Il nous permet principalement d’enchainer indéfiniment des coups de base sous réserve toutefois  de remplir une barre énergétique, signe de notre efficacité. Le Renbu autorise des intenses et répétitifs enchainements.

Autre nouveauté l’apparition d’un arbre de compétences ouvrant entre autre l’accès à des rangs Renbu supérieurs, à des compétences spéciales et uniques ainsi qu’à des attributs physiques améliorés. Impliquant de nombreux combattants, les massifs combats nous tiendront occupés la plupart du temps. Ils se veulent très simple et n’impliquent que trois boutons.

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L’intelligence artificielle est responsable de cette trop grande accessibilité, les ennemis se montrent bien trop passifs pour représenter une menace sérieuse.  Elle attend presque de recevoir sa punition et c’est bien dommage. La réelle difficulté du titre réside dans le déroulement de ses missions scriptées à souhait.

Il est impératif d’écouter scrupuleusement les briefings et de connaitre la direction générale des différents objectifs qui s’enchainent robotiquement. L’à-peu-près est à éviter tout comme l’exploration sans but. Les développeurs ont eu la pertinente idée de retirer les fameuses barrières invisibles et nous permettre d’explorer à tout-va.

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Un portage trop parfait

Mais durant les missions cette exploration peut se révéler fatale pour le peu qu’on y accorde trop d’importance. D’autant que les environnements sont vides et peu exploités. Il est néanmoins plaisant de pouvoir grimper sur des échelles ou de nager dans l’eau pour avoir une meilleure vue d’ensemble ou neutraliser des armes lourdes ennemies.

Toujours présents, les chevaux pourront eux aussi évoluer avec le temps et les batailles. La capture de forts a évolué vers une simplification. Désormais, nous pouvons prendre le contrôle d’un fort de diverses façons, aussi bien en neutralisant de simples fantassins que des capitaines. Une telle capture nous offre de sympathiques bonus.

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Visuellement, le jeu nous fait part de textures horriblement imprécises. On notera tout du moins une certaine amélioration au niveau des personnages et des effets spéciaux, rien de bien spectaculaire ceci dit. En revanche, le clipping lui se montre de toute beauté. Il n’est pas surprenant de voir apparaitre des ennemis comme par magie.

Les développeurs n’ont aucunement tiré partie des PC pour diminuer drastiquement le clipping ni remplacer les textures. Il s’agit d’un portage tel quel, d’un portage de très mauvaise qualité. De sporadiques ralentissements viendront même corser l’addition. Comme quoi, quand on veut on peut…

La paire clavier/souris pose souvent problème aux développeurs modernes, c’est définitivement le cas pour KOEI. Que ce soit le contrôle du personnage ou de la camera, le tout s’effectue très péniblement à un tel point qu’il m’a fallu opter pour une manette. L’imprécision est sévèrement punie dans les hack’n slash et je ne saurais trop vous conseiller d’en faire de même.

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Conclusion

Globalement, la bande sonore se montre trop juste mais nous propose des thèmes diversifiés. Les thèmes de combat ne plairont certainement pas à tous, ils conviennent cependant à l’esprit du jeu qui se veut bourrin au possible. Les bruitages sont eux de bonne facture et honnêtement retranscrits. Les doublages sont quant à eux mauvais, très mauvais même.

Ils ont pourtant un important rôle durant les cinématiques. Malheureusement, la faible implication des doubleurs forceront souvent les joueurs à sauter ces moments qui se veulent foncièrement intéressants et c’est bien dommage car le potentiel est là.

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La présence d’un mode multi-joueurs online aurait très certainement plu aux fans de jeu en coopération. Ils devront se contenter d’un mode écran partagé, un mode qui se fait de plus en plus rare sur PC. Son utilité est réduite à néant tant il est peu pratique de jouer à deux sur un unique PC et ce même lorsque l’on possède un téléviseur 46 pouces.

Les joueurs pourront se consoler avec l’encyclopédie historique présente offrant un complément d’information non négligeable et intéressant. Vous l’aurez compris, Dynasty Warriors 6 souffre d’innombrables défauts et d’une stagnation conceptuelle fort dommageable. Je ne saurais trop vous conseiller d’éviter un tel achat. Les fans de la série pourront au moins de se procurer sur PS2, un support clairement mieux adapté. Autrement passez votre chemin…

Configuration de test :
  • INTEL Core i7 920 (2.66Ghz)
  • Asus Rampage II Extreme
  • Corsair XMS3 DDR3-1600 CL9 6Go (3x2Go)
  • MSI GeForce N280GTX-T2D1G-OC
  • Antec Twelve Hundred
  • Antec 650W Signature
  • Seagate 500Go 7200 RPM S-ATA II 32Mo
  • Seagate 320Go 7200 RPM S-ATA II 16Mo
  • Plextor PX-810SA
  • Logitech G3
  • Logitech G15
  • QPad Crysis Collector


+ Les plus
  • Accessible et bourrin
  • Bonne durée de vie
  • Scénario captivant
- Les moins
  • Les saccades et le clipping
  • Les mauvais doublages
  • Portage indigne

Notes

  • Graphisme Identique aux versions consoles, le jeu se montre basique à souhait et franchement indigne des actuels PC. Le clipping et les intempestives saccades n’arrangent pas les choses.
    4/10
  • Bande son Tandis que les thèmes d’ambiance se montrent réussis et inspirés, les thèmes dynamiques pourront eux agacer les joueurs de par l’usage intensif de guitares électriques et leur répétitivité. Même son de cloche au niveau des doublages de très mauvaise qualité. Réussis, les bruitages sauvent le tout d’un naufrage certain.
    6/10
  • Jouabilité Accessibles à tous, les combats ne demandent pas d’entrainement particulier et se montrent trop simples. La difficulté des missions pourra cependant énerver tant elle repose sur des critères basiques et empêche les joueurs de circuler librement.
    4/10
  • Durée de vie Le jeu possède une durée de vie très honnête et conséquente bâtie principalement sur le mode Musou et ses vingt campagnes. Mais elle est étendue de façon artificielle et compte sur des modes de jeux complètement désuets comme les challenges.
    7/10
  • Scénario Très intéressant, le scénario se montre plus complexe qu’il n’y parait. L’encyclopédie présente est complète et nous permettra d’agrandir notablement notre culture générale. Un bon point.
    7/10
  • Note générale Foncièrement le jeu n’est pas mauvais et possède des arguments scénaristiques de taille. Il pèche malheureusement sur sa réalisation extrêmement médiocre et repose un peu trop sur ses acquis. Le peu d’innovation introduit ne permet pas à l’ensemble de se démarquer. Bref, une version PC à éviter si possible…
    4/10
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