Test Terminator Renaissance

Le par Alain L.  |  0 commentaire(s)
Terminator Renaissance

Rares sont les jeux vidéo Terminator à s’être largement imposés sur la scène du jeu vidéo. A vrai dire, aucun n’a connu le succès commercial malgré un univers pourtant riche et passionnant. Les développeurs se sont succédés à une vitesse éclaire, mais les résultats sont restés les mêmes. Aujourd’hui, c’est au tour de GRIN de jouer les apprentis sorciers, une mission pas franchement évidente.

Un concept simple

Terminator Renaissance suit succinctement les traces du film éponyme en nous narrant les difficultés rencontrées par la résistance humaine. Toutefois, le jeu se déroule avant la production cinématographique et possède donc une trame scénaristique unique. Le scénario n’est au final qu’un maigre prétexte à ces fusillades.

Le jeu se veut excessivement proche de Wanted, il alterne régulièrement entre phases de transit et phases d’action. Les quelques dialogues présents sont uniquement là pour tenter de justifier la mission de John Connor, qui parti pour sauver quelques camarades, va finalement s’attaquer à une base entière de Skynet. En somme, un héros en puissance.

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Cette progression se fait très brutalement au même titre que les affrontements qui peuvent durer moins de deux minutes dès lors qu’on connait la technique. Sans surprises, l’ami John Connor et sa comparse Blair Williams progresseront dans ces environnements ravagés par la guerre et surveillés d’une main de fer par les sentinelles de Skynet.

Notre devoir sera de voyager d’un point A à un point B et de ne pas mourir en chemin. A pied, les combats se veulent archi-conventionnels et reposent essentiellement sur la couverture. Se mettre à couvert sera indispensable pour éviter de rencontrer prématurément la mort qui nous attend à chacun coin de rue.

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Il faudra systématiquement contourner les machines à tuer afin de s’attaquer à leurs générateurs. Impossible autrement de tuer efficacement ces dernières sans perdre un maximum de munitions. Fort heureusement, le jeu propose régulièrement des points de ravitaillement, il ne faut donc pas avoir peur d’utiliser des explosifs qui sont extrêmement efficaces.

L’ensemble se déroule dans une perspective objective  similaire à un Gears of War. Les niveaux sont bâtis de façon à mettre lourdement en avant les mécanismes de couverture. Ils permettent au joueur de se déplacer avec fluidité d’abri en abri jusqu’à atteindre les points faibles des robots situés majoritairement à l’arrière.

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Skynet, intelligence superficielle ?

Les robustes T-600 et autre T-800 que nous avons pu voir dans les films ou encore la série télévisée font ici preuve d’une grande fragilité. Sont aussi présents des robots en forme d’araignée, des drones volants ou encore des motos lourdement armées. Ces dernières sont uniquement présentes lors des phases en véhicule.

Durant ces passages, il s’agit ni plus ni moins de protéger un convoi à l’aide d’un lance-grenade et par conséquent de détruire tout ce qui nous passe sous les yeux. En un seul passage, l’ami John Connor anéanti plus de robots que dans tous les films et séries réunies. Il parvient même à détruire d’imposantes unités aériennes en guise de boss.

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Les missions se déroulent tantôt à l’air libre, tantôt dans des lieux clos. Mais le schéma de jeu ne change absolument pas et souligne au contraire les faiblesses de l’intelligence artificielle. Celle-ci se montre aussi  perfectionnée que les premiers robots de Skynet (les fameux T-1 de Terminator 3) se contentant de repérer, de tirer et de bouger maladroitement dans l’espace.

Les fans de Terminator seront déçus au plus haut point d’une part de trouver des ennemis friables en quelques secondes, mais aussi de les voir dotés d’un comportement aux ras des pâquerettes. Skynet, puissante entité artificielle n’aurait-elle pas eu le temps de développer une IA digne de ce nom en l’espace de douze longues années ?

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On se retrouve au final à combattre des opposants peu engageants et enchaîner les missions à un rythme infernal. Heureusement le titre possède un mode coopératif permettant le jeu à deux. Avec deux, il ne fait aucun doute que les affrontements sont plus dynamiques et expéditifs à la fois rendant l’ensemble encore plus court.

On regrette toutefois qu’il ne s’agisse que de pseudo stratégie et que les armes proposées soient peu nombreuses. Les fans de Christian Bale seront aussi déçus d’apprendre que l’acteur n’a donné son feu vert à GRIN pour exploiter son image et sa voix. Moyens au possible, les bruitages jouent leur rôle, on saluera la sympathique reprise du célèbre thème de Terminator 2. Même son de cloche au niveau des voix qui se montrent correctes.

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Une renaissance manquée

Terminator Renaissance souffre malgré tout d’un énorme défaut en sa qualité de jeu de tir, sa durée de vie. Elle peut grandement varier selon le profil des joueurs, mais en moyenne l’ensemble peut se finir en moins de quatre heures. Pour ma part, j’ai pu terminer l’aventure en un peu moins de deux heures et demi dans le mode de difficulté le plus élevé, les hardcore gamers sont donc prévenus.

Malheureusement, une fois terminé le jeu est bon pour les archives voire la revente. Il ne possède en effet aucun mode multi-joueurs, aucun scénario ou chemin alternatif. Seuls les niveaux de difficultés seront là pour augmenter artificiellement le tout.

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Sans être excellent ni exécrable, le titre de GRIN pêche dans sa réalisation médiocre et son manque d’ambition. Le studio suédois nous délivre là un jeu de tir abordable, un peu trop d’ailleurs, mais diablement court. Autre bémol, le jeu est actuellement proposé à une soixantaine d’euros, cela fait cher l’heure de jeu…

Configuration de test :

  • INTEL Core i7 920 (2.66Ghz)
  • Asus Rampage II Extreme
  • MSI GeForce N280GTX-T2D1G-OC
  • Antec Twelve Hundred
  • Antec 650W Signature
  • Seagate 500Go 7200 RPM S-ATA II 32Mo
  • Plextor PX-810SA
  • Logitech G3
  • Logitech G15
  • QPad Crysis Collector
  • Samsung SyncMaster T240MD

 



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+ Les plus
  • L'univers
  • La musique
  • Les menus de chargement
- Les moins
  • IA basique
  • Scénario maladroit
  • Rapport prix/durée
  • Aucun mode multi-joueurs

Notes

  • Graphisme Clairement inférieur à Wanted, Terminator : Renaissance peine difficilement à s’imposer et trouver le juste milieu. On sent que les développeurs ont eu du mal à cerner l’univers et lui donner une identité propre. Au niveau des environnements, on notera une maitrise de certains éclairages.
    6/10
  • Bande son Timide mais présente, la bande sonore est relativement limitée et se contente de quelques thèmes. Ils ont néanmoins le bon goût d’être appropriés à la situation et nous rappeler les films de James Cameron. Bruitages et doublages sont eux de moyenne qualité.
    6/10
  • Jouabilité Simple et facile à prendre en main, le jeu ne nécessite à vrai dire aucune compétence spéciale. Il suffit de prendre son temps et de contourner proprement les robots afin de vaincre sans difficulté. On signalera néanmoins l’efficacité du système de couverture.
    7/10
  • Durée de vie Le joueur moyen prendra environ quatre heures pour arriver au terme de l’aventure, beaucoup moins s'il est un habitué des jeux d’action. Ce chiffre excessivement faible n’est d’ailleurs pas compensé par la présence d’autres modes de jeux.
    3/10
  • Scénario En retrait, le scénario est présent uniquement entre deux missions et sert principalement à nous expliquer les déplacements opérés par le groupe de John Connor. Il effectue de temps à autres quelques liens avec le film éponyme comme la présence du moissonneur, un gigantesque robot, ou encore des motos autonomes.
    4/10
  • Note générale Moyen à tous les niveaux, Terminator Renaissance a tout du sympathique jeu d’action. En revanche, GRIN a maladroitement exploité l’univers Terminator pour en faire un jeu trop accessible. Il s’adressera donc aux fans d’action voire aux fans de l’univers. Il faudra toutefois faire une croix sur les robots menaçants et surpuissants. Ici, ils ne font que la figuration. Sans oublier la durée de vie courte, très courte...
    4/10
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